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Bdsm ou Abus © Forum d'aide aux victimes d'abus et de prévention BDSM
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Isafc70 Administrateur

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Posté le : 11 Oct 2008, 12:41
Sujet du message: RESPECT DES LIMITES INCONSCIENTES
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Chaque individu a, pour le protéger, ce que l’on peut nommer des limites inconscientes qui doivent être absolument respectées. Elles diffèrent des limites communes, et touchent aux piliers de ce qui constitue son schéma émotionnel. S’y attaquer, c’est prendre le risque de saper l’un (ou plusieurs) de ces piliers, et prendre le risque ainsi de détruire la personne concernée.
Le but de la pratique BDSM est de procurer un plaisir réciproque et SAIN aux deux partenaires, pas de faire un travail de sape sur l’un d’eux. Pousser un(e) soumis(e) à franchir ses limites inconscientes, c’est commencer à détruire l’estime que cette personne a d’elle-même, et la fragiliser dans le seul but de le rendre plus dépendant, plus malléable. Or, ceci ne peut en aucun cas être considéré comme acceptable, car on sait très bien que l’emprise sous laquelle est la personne dominée la rend plus fragile.
Sachez qu’il est plus facile de démolir quelqu’un que de le reconstruire. Et s’attaquer au psychisme d’un être humain s’apparente à de la violence psychologique, et tombe donc par là-même sous le coup de la loi. Cela ne peut donc être considéré comme une pratique BDSM, et doit être combattu pour ce que cela est, c’est à dire un acte de violence caractérisé.
Il peut arriver que, par mégarde ou par ignorance, un(e) dom touche un point sensible de son(sa) soumis(e). Ca peut être par reproduction d’une scène traumatique, par l’utilisation de mots qui auront chez la personne à qui ils sont destinés un tout autre sens que celui qu’on y aura mis au départ, ou tout autre chose. La personne dominante se doit alors de rectifier le tir immédiatement, et de dialoguer avec son(sa) partenaire, afin de clarifier la situation, et le(la) rassurer. Si ce travail n’est pas fait, c’est une brèche qui est ouverte, et qui préparera le terrain à d’autres actes du même type. Il ne faut jamais oublier que, de part le jeu de transfert de pouvoir, la personne dominante est seule responsable de l’intégrité physique et morale de son(sa) partenaire.
Aussi, une domination saine et réussie verra un(e) soumis(e) qui sera non seulement épanoui(e) et équilibré(e), mais également qui aura de lui (d’elle) une estime entière. Dans certains cas, il est même possible que cela aide à reconstruire cette estime de soi qui aurait pu être détruite précédemment.
C’est pourquoi, je juge important de dire aux personnes soumises que si elles ressentent un malaise, un dégoût après un jeu, il est vital pour elles d’en parler avec leur partenaire. Tout mettre à plat, chercher les causes, trouver la manière d’y remédier. En aucun cas, ce malaise ou ce dégoût ne sont normaux. Faites vous confiance, vous ne ressentez jamais rien par hasard ! Réagissez avant que vos facultés de discernement ne soient court-circuitées. Et si à ce moment-là votre dom minimise la chose, esquive ou vous dit que ce que vous ressentez est normal... FUYEZ !
Quand aux personnes dominantes, il est important que vous preniez conscience que vous avez la vie d’un être humain entre vos mains. Vous pouvez le briser, mais vous pouvez aussi le tirer vers le haut. Et c’est la deuxième solution qui fera de vous quelqu’un de respectable et d’honnête. C’est cela qui vous grandira. Ne jamais perdre de vue que le respect est le pilier principal du BDSM, mais aussi de tout rapport humain en général. Ne pas respecter cela, c’est tout simplement se mettre hors la loi. _________________ Isa
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Membred'honneur Membre d'honneur

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Posté le : 12 Oct 2008, 10:46
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Dépasser ses limites ?
Un dominant responsable se doit de connaître les limites de sa soumise, et de les respecter ! Le manipulateur pervers et sadique va pousser sa soumise au-delà, en induisant une « envie », c’est insidieux, sur du moyen terme, il va « suggérer » doucement que c’est ainsi qu’il prend son plaisir et amener sa soumise à réclamer plus encore pour son plaisir, la convaincre qu’elle aussi, que ça lui plait, il va la déstructurer totalement.
Comment s’y prend-il ? d’abord la cajoler, lui apporter tout ce dont elle rêve dans sa soumission, abonder toujours dans son sens à elle, la combler, puis petit à petit l’isoler des personnes qui ne pensent pas comme lui, en imposant ses vues à lui, ainsi commence la fracture entre le bien et le mal, lui faire perdre ses repères, son libre-arbitre plein et entier, elle croit toujours l’avoir et c’est là le piège, parce qu’une fois à ce stade, c’en est terminé, elle est dans une spirale, elle accepte même ce qui la dégoûte, la heurte mais pour lui, elle le fait et dit même qu’elle y a pris du plaisir, elle ne sait plus penser sainement et par elle-même…. Elle est cassée !
L’intérêt du dom ….si on peut appeler ça comme ça, un homme qui n’en a que le nom… ben il va en faire son jouet de sadique, l’utiliser pour assouvir toutes ses envies malsaines, même l’entrainer dans les jeux plus que glauques, voire la prostituer, ça rapporte une fille bdsm, maso, bien dressée et si en plus elle est jolie et bien faite…. et après ? ben une fois défraichie, hop, poubelle et on recommence avec une autre. Ces hommes n’ont absolument aucun respect de l’autre, aucun et sous leurs mots gentils, l’image qu’ils donnent d’eux est tout sauf eux.
Une fois dans la nasse, s’est fini, ces femmes, isolées, déboussolées… quel est leur avenir ? |
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artémis Invité

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Posté le : 12 Oct 2008, 11:01
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Maître Phil...ce que vous décrivez fait froid dans le dos...quelle arme a la soumise pour ne pas tomber dans ce piège ? Parce que , si chaque fois qu'un Dom est gentil, on doit craindre une manipulation...(car pour les débutantes, ce n'est pas toujours facile à distinguer un "vrai" gentil d'un "faux" gentil!!!) A part ne pas faire de BDSM...du tout...et du reste est il possible qu'on trouve aussi ce genre d'individu hors BDSM?
Isa..merci d'avoir abordé le sujet...bien que je comprenne pas tout à fait ce qu'est une limite inconsciente??? Tu peux donner des exemples?
bisous
artémis perplexe...  |
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Isafc70 Administrateur

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Posté le : 12 Oct 2008, 12:12
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Arfffff bonne question Artémis. Difficile à expliquer, du moins pour moi.
On demande Aramis à l'accueil pour une explication claire...  _________________ Isa
Administratrice-Fondatrice de BDSM ou Abus
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Membred'honneur Membre d'honneur

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Posté le : 12 Oct 2008, 12:22
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Chère Artémis,
Ne soyez pas non plus effrayée, fort heureusement, il y a plus de bons que de mauvais et la majeure partie sont du bon côté.
pour répondre d'abord à votre dernière question concernant les individus, oui, bien sur que nous trouvons ce genre de comportement dans le monde "vanille", ce n'est pas spécifique au bdsm, mais justement, ils s'infiltrent dans ce côté dit "obscur" pour avoir toutes latitudes pour agir, pensant être à l'abri d'une sanction pénale. He oui, soit disant une soumise dit amen à tout, est consentante... c'est là où ils se trompent lourdement, ils sont responsables de leurs actes, soumise ou pas, et d'ailleurs de nombreux procès le prouvent par ailleurs.
Ceci dit, Chère Artémis, pour revenir à votre préoccupation, toute personne à un signal d'alarme interne, il suffit de l'écouter, une pratique vous parait douteuse ? vous ne vous sentez pas à l'aise dans une autre ? en parler à votre dom, ne rien laisser dans l'ombre, le dialogue est très important entre deux partenaires. C'est à ce moment que vous saurez si oui ou non, vous pouvez avoir confiance, selon ses réponses et l'écoute qu'il vous prodigue, ses questions aussi, par exemple, chercher à savoir ce qui ne vous convient pas et pourquoi, surtout il ne vous forcera jamais à faire quelque pratique que ce soit contre votre gré, c'est une garantie de bdsm sain, sûr et consensuel,
Le "mauvais" dom lui, va au contraire vous persuader que vous aller aimer... plus tard, mais qu'il faut le faire parce que ça lui fait plaisir à lui, par exemple, qu'en le faisant souvent, vous aller apprécier etc.... un tel individu est à fuir loin, il ne vous respecte pas et jamais il ne le fera.
Maintenant, pour nuancer mes propos, bien sûr que nous, dominateurs, sommes un peu des manipulateurs, mais en restant dans le respect de l'autre, jamais je ne forcerais ma douce soumise à une pratique qui va la dégoûter, la mettre en danger mental ou physique, je la respecte bien trop pour cela, et pour reprendre les mots de ma Shilane, je ne vais certainement pas casser mon jouet
Amicalement |
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artémis Invité

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Posté le : 12 Oct 2008, 12:41
Sujet du message:
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OUPS!!! non ! mon Dom à moi fait partie des gentils!!! j'en suis persuadée...Parfois, je me dis même que c'est un saint homme! et oui, comme je suis très débutante, on discute..beaucoup...Donc ma question c'était plutôt d'ordre général...Et comme y a d'autres débutant(e)s qui peuvent se poser ce genre de questions..
pour les limites inconscientes, on entend parfois dire qu'une limite inconsciente c'est une pratique que la soumise a côté 0 sur la check-list. Or si elle la côte 0 c'est qu'elle a cs de son dégoût...donc il n'est pas ou plus inconscient!
Donc c'est quoi une limite inconsciente???
PS oui Les Doms manipulent, mais tout le monde manipule ou est manipulé, il suffit d'en prendre conscience... au boulot, à la TV...en famuîlle, en privé...on le fait plus ou moins..parfois pour de bons ou honnêtes motifs...parfois un tout petit peu moins... |
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Isafc70 Administrateur

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Posté le : 12 Oct 2008, 12:56
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Artémis, les pratiques notées "0" sur une check-list sont des limites conscientes, comme tu l'as toi-même remarqué. Celles-ci peuvent évoluer dans le temps, sans danger aucun.
Les limites inconscientes, sont celles qui protègent l'estime de soi d'une personne. On ne les identifie pas en général, mais notre instinct nous averti, quand on les approche, que là, il y a une zone rouge. Elles peuvent varier d'une personne à l'autre en fonction de son vécu, de ses traumatismes, de son histoire familiale...
Or, certaines personnes, par manipulation, isolement, ou d'autres pratiques que l'on retrouve aussi dans les méthodes sectaires, sont des pros pour amener des personnes fragiles à passer cette ligne rouge, tout en leur faisant croire que c'est leur désir propre. _________________ Isa
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Aramis Administrateur

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Posté le : 12 Oct 2008, 17:54
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Bonjour à toutes et tous,
Bon et bien comme je suis demandé à l'acceuil me voilà (ah ah vous l'aurez voulu, je vais encore vous assommer avec mes posts indigestes, si ce n'est pas être sadique ça )
Le sujet est d'importance. Comment pratiqer en sécurité si on ne connait pas les limites à ne pas dépasser ?
Le texte d'Isa présente une notion bien répandue qui concerne certaines des limites psychologiques d'une personne. Mais si jessaie de replacer le sujet dans un contexte général cela donne cela :
On ne doit pas dépasser les limites d'une personne en BDSM.. Cela semble évident, sinon cette personne subira des préjudices (physiques, psychologiques...). Non seulement on ne doit pas dépasser les limites dune personne mais en plus il faut conserver une certaine marge de sécurité. Jusque là ça tombe sous le sens.
Les limites dune personne sont :
1) Physiques
Il ne faut pas que la personne se blesse ou ait un problème de santé. Je vous renvoie par exemple au sujet lancé par Shilane "Quand la santé va mal".
2) Inconscientes
les limites inconscientes d'une personne sont des limites psychologiques au delà desquelles la personne va subir un préjudice psychologique. Si vous voulez, en faisant telle activité, vous allez vous faire psychologiquement du mal. Ces llimites sont au départ difficiles à cerner et surtout elles sont très dépendantes de la façon de pratiquer. Par exemple avec un Dom ou une Domina, une pratique peut très bien passer et être satisfaisante parce qu'ils trouvent le ton juste, la bonne atmosphère, mais avec une autre personne vous allez vous sentir "sali", vous allez "vous dégôuter", vous sentir "méprisable"... Bref, l'estime que vous avez de vous-même est atteinte, la pratique est devenue "malsaine". C'est en particulier de cette forme de franchissement des limites inconscientes que parle Isa
Mais il y a d'autres manifestation de franchissement des limites inconscientes. Un exemple assez connu et évoqué sur ce forum par Ingrid et Aénan ou par Souveraine est le cas de la dépendance possible à des pratiques masochistes fortes. Bref, un des remèdes lorsque vous sentez que vous en voulez "trop", "trop souvent" et que cela devient malsain, c'est en l'occurence d'espacer les séances. C'est un exemple mais vous pouvez généraliser à d'autres risques de ce type avec d'autres pratiques.
De ce risque de dépendance, je vais passer à la notion de perte de repères psychologiques. Il s'agit de ce dont Phil parle dans son post. Lorsque les limites psychologiques d'une personne sont franchies et bien franchies, elle se retrouve dans un état ou elle peut perdre ses repères et donc devenir dépressive à terme ou devenir complètement comme si elle vivait dans un autre monde. Concrètement il ne sagit plus là de BDSM sécurisé, sain et consensuel, ni même de BDSM mais de pratiques de dépersonnalisation qui sont tragiquement bien connues des gourous dans les sectes.
En clair si vous franchissez vos limites inconscientes, vous allez d'abord vous sentir "dévalorisé" par ce que vous faites au lieu de vous sentir bien. Un Dom bienveillant ou une personne soumise expérimentée tirera aussitôt le signal d'alarme et corrigera le tir pour revenir à des pratiques bénéfiques.
Mais dans les mains d'un manipulateur malveillant qui va vous expliquer, en faisant marcher la douche écossaise, qu'il vous en faut plus pour vous satisfaire, vous risquez d'être entrainé plus loin encore au delà de vos limites inconscientes. Et là vous risquez de devenir dépendant à une pratique donnée dans la recherche d'une satisfaction qui ne sera jamais atteinte. Donc fuyez les gens qui vous laissent dans un état d'insatisfaction et qui organisent cette course en avant au delà de vos limites.
En passant, je suppose que cela vous éclaire sur les raisons pour lesquelles certaines Dominas mal intentionnées mettent des cages de chasteté à des soumis pendant des mois sans leur permettre d'avoir des orgasmes ou sur les raisons pour lesquelles des Doms tout aussi mal intentionnés imposent une abstinence à leur soumises pendant de si longues périodes et les incitent entre temps à faire des choses de plus en plus dégradantes mais qui n'apaisent en rien leur libido...
Et enfin, si vous continuez plus loin au delà de vos limites inconscientes, vous risquez de perdre totalement contact avec le monde réel et le sens de ce qui est bon pour vous.
Voilà, quelques éléments sur les limites inconscientes et les dangers liés à leur franchissement.
2) Conscientes
les limites conscientes sont celles dont vous avez conscience et sont donc soumises à votre volonté.
2.1) Désir ou rejet d'une pratique
Par exemple, vous ne voulez pas pratiquer quelque chose parce que cela ne vous plait pas. Et bien vous posez cet interdit comme une limite consciente et vous l'exprimez verbalement. Parmis les outils dont vous disposez pour exprimer votre volonté il y a le safeword et pour ceux qui l'utilisent la "checklist". Et là comme l'écrit Isa, un "NON" ou un "0" signifie que vous refusez cette pratique. la limite consciente est donc posée. Une limite conciente est posée dans le respect de la consensualité des actes. Encore une chose au sujet des checklists... Même si vous avez mis un "5" à une pratique (et donc cela signifie que vous l'acceptez), à tout moment vous avez le droit de changer d'avis de faire valoir votre safeword... la consensualité des actes est valable à tout moment.
2.2) Avoir conscience de ses limites physiques
Dire qu'il y a des limites physiques est une chose, apprécier exactement le risque en est une autre. Dans les limites conscientes il y a l'expression de ce que vous savez vous-même de vos limites physiques et donc des limites que vous posez à vos pratiques en fonction de cela. par exemple puisque le cas a été cité sur le forum, une personne diabétique devrait poser comme interdites toutes les pratiques entrainant des hématomes.
Il est indispensable que vos limites conscientes et exprimées soient situées à l'intérieur de toutes vos limites physiques.
2.3) Rendre conscientes ses limites inconscientes
Avec la pratique et aussi simplement le fait de se connaître on arrive à savoir ou se trouvent les limites inconscientes. L'idéal est donc de les exprimer consciemment et donc ainsi de se protéger contre toute dérive. Encore une fois il est indispensable que vos limites conscientes soient situées bien en deça (à lintérieur) de vos limites inconscientes.
Conclusions :
Voilà... Les limites sont infranchissables. L'idéal est de pouvoir exprimer dans ses limites conscientes toute ses limites personnelles. Et il est nécéssaire de prendre en plus une bonne marge de sécurité dans l'expression de ses limites conscientes pour se protéger du franchissement de ses limites inconscientes ou physiques.
Amitiés,
Aramis |
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artémis Invité

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Posté le : 12 Oct 2008, 18:48
Sujet du message:
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Merci Aramis....
cette fois c'est très clair !...
vive les mousquetaires!!!! ( c'est pour la rime! ) |
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Aramis Administrateur

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Posté le : 25 Oct 2008, 20:19
Sujet du message:
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Bonjour à toutes et tous,
Je vais tenter de faire rebondir ce sujet. En effet, j'avoue que je m'attendais un peu à ce que certains d'entre vous me parlent de "transgression", ou de la nécessité de "dépasser ses limites" car ce sont deux expressions qui reviennent souvent dans les discussions entre pratiquants. Bon, en fait oui une personne en privé a abordé le sujet avec moi.
En effet à première vue ces expressions liées à la transgression de "limites" (parle-t-on des mêmes ?) sont incompatibles avec le texte que j'ai posé mais aussi avec le texte qu'Isa a rédigé. M. Phil lui, a insisté sur l'effet du glissement par la manipulation (donc avec un "accord" manipulé) vers des pratiques malsaines qui vont destabiliser la personne soumise, c'est donc un volet un peu différent de la question. je reviens sur le point de l'opposition apparente entre des limites à ne pas dépasser et les nombreuses expressions liées au besoin de "transgression" (de quoi ?) qu'on retrouve dans de nombreux témoignages.
En fait ces paradoxes sont souvent dus aux mots employés. je vais essayer d'être plus clair en posant ces questions.
Peut-on "transgresser" une règle morale (personnelle ou collective) en BDSM sans pour autant franchir ses limites inconscientes ?
Peut-on avoir le sentiment de "dépasser ses limites" (au sens d'être capable de faire des choses nouvelles) sans pour autant franchir ses limites inconscientes ?
Et comme en outre les pratiques sont consensuelles, un acte, même ressenti comme une "transgression" (de la morale collective ou personnelle) est forcemment placé à l'intérieur des limites conscientes de la personne qui a donné son accord.
Voilà j'entrouvre la porte vers un dialogue peut-être avec des pratiquants qui valorisent ce genre de vêcu. Je reconnais que je préfère dire qu'on ne transgresse rien... On fait seulement bouger les limites conscientes de la personne et ainsi on avance mais en même temps je reconnais que pour la dynamique même de la relation, certaines personnes ont besoin aussi de vivre (au sens de ressentir) des moments de "transgression".
Pour moi ce "ressenti de transgression" n'est pas incompatible avec le cadre sécurisé posé des limites infranchissables, mais il faut différencier deux niveaux d'analyse : Il y a le niveau du "ressenti" qui fait partie du mode opératoire de la pratique (dans un cadre consensuel évidemment) et il y a le niveau de la description globale de ce qui est une pratique saine ou non avec par exemple les limites inconscientes de posées comme infranchissables.
Voilà, je vous souhaite un bon week-end.
Amitiés,
Aramis |
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Message |
artémis Invité

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Posté le : 26 Oct 2008, 10:09
Sujet du message:
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Je mets ici....une splendide reflexion prise sur le blog de MDJ...qu'il ne m'en tienne pas rigueur. C'est un hommage à ce blog très enrichissant..
On demande MDJ à l'accueil ! Pour un débat peut -être contradictoire avec le mousquetaire...le débat se promet d'être passionnant..
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" Dans la notion de soumission existe inévitablement la notion de dépassement de soi. Que serait la soumission sans l'épanouissement qui naît de la dé-culpabilisation et la réalisation d'actes qui n'auraient pas été vécu, voulu ou envisagé sans la présence de la personne dominante ou l'imposition d'une volonté pour vous y conduire ? La soumission peut-elle être perçue et ressentie au travers de la réalisation d'actes qui n'imposent aucun effort de dépassement de soi ou de volonté de transgression de sa volonté ou de sa moralité ? La demande, si elle ne vous impose pas un choix de volonté, d'acceptation et parfois de courage face a vous même, n'a aucune valeur de dépassement ...
Il en va de même pour le jugement d'un observateur pour un acte donné. Il pourra avoir une perception bien différente du degré de soumission qu'un acte impose, mais l'observateur n'a que le rôle de voyeur et il ne peut comprendre le mécanisme et le véritable effort nécessaire à la réalisation de l'acte. L'effort doit être le catalyseur de la personne soumise qui s'impose et offre sa volonté de passer outre le sentiment qui l'envahit en réponse à la demande, et le moteur de la personne dominante qui reçoit l'acte comme une démonstration de l'abnégation de l'autre.
Ainsi, l'équilibre entre un dépassement mesuré et renouvelé, et une demande progressive et toujours réfléchie, amène les partenaires dans un positionnement et un décalage dans leurs jeux qui crée les conditions d'une relation épanouissante. Aucun ne doit abuser des exigences de l'autre... En effet, si le décalage entre l'effort et la grandeur du dépassement est trop important, la personne soumise risque fort de ne pas vivre bien ce moment et de le percevoir comme une transgression abusive. A l'inverse (même si c'est sans doute moins flagrant), une réaction plus profonde que celle demandée, devra être perçue comme un point de réflexion de la motivation et des limites de l'autre.
La transgression, pour être ressentie comme "soumettante", ne pas dépasser la limite de la volonté transgressive de la personne soumise. La personne dominante a le pouvoir de demander un dépassement raisonné, elle n'a pas celui d'imposer une transgression abusive. Un jeu subtil ou chaque personnalité placera la barrière de la transgression a la hauteur de sa propre volonté et ou la personne dominante placera l'obéissance dans sa vision relative de l'acte. Un équilibre qui ne peut exister sans une connaissance mutuelle de l'autre et un échange permanent entre les acteurs de la relation."
( le lien invisible, blog de MDJ, 28 juin 2008) |
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MaitredesJeux Fouetteur accompli

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Posté le : 01 Nov 2008, 18:45
Sujet du message: Transgression en BDSM , une évidence
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Pour rebondir sur ce que Aramis a écrit, il faut en effet comprendre que la transgression est une évidence dans la relation BDSM. Une relation BDSM sans transgression (synomyne de progressivité dans l'eloignement des limites conscientes ou non) aussi bien pour celui qui domine que pour celui qui subit - Infliger de la douleur est une transgression morale de soi meme (a moins d'etre un sadique pathologique).
Que l'on joue dans un registre D/s, "je suis la cheinne sexuelle de mon Maitre" ou dans des registre SM, "fait moi mal johnny johnny johnny".... si on ne trangresse pas, on n'évolue vers quoi? ... rien de nouveau , rien de destabilisant, rien qui mène a refléchir sur soi, rien qui ne repouse la limite initiale vers un nouveau dégrès à transgresser... bref autant rester "vanille".
Mais peut etre que tous ceci est aussi affaire de "niveau de jeux" et de vision personnel de ce qu'est son BDSM.
La transgression est avant tout un affaire de ressenti personnel. Dans ce que nous (laika et moi ) nommons notre BDSM, la trangression est un évidence et un élément de notre complicité. Au risque de passer, encore une fois, pour un extremiste (j'ai l'habitude...), la personne qui se soumet remet à l'autre les clefs... elle accede donc par son choix (après avoir murement réflechi et choisi en son jugement ...) a donner des droits ( echange de pouvoir) sur elle a la personne dominante... La trangression est donc un élément défini de l'évolution demandée dans tous les vecteurs des actes recherchés ( je n'ai jamais fait ceci...menez s'y moi ....). l'évidence de la volonté de trangresser est donc la... dès le départ.
Il ne faut pas almagamer transgression et abus de pouvoir... (sujet de ce forum), remetre les cléfs n'est pas donner une carte blanche... mais offrir a l'autre la possibilité de vous mener vers ce que l'on espere. Sans transgression le BDSM existe t il ? je ne le pense pas ... Que faites vous de la sueur, de la peur, de l'andrenaline et de l'émotion avant l'acte ... que faites vous de la fierté, de la pleinitude après l'acte...
Transgresser oui , abuser de son pouvoir non... Definir la transgression (celle qui mene au dépassement) avec la personne qui mène et tiens la cravache semble une évidence dont le "safe world" est le garant. La transgression n'est elle pas acceptée tant que le safe word n'est pas pronnoncé ? ceci devant la faire cesser, tout autres choses revele de l'abus. _________________ Maitre des jeux et Soumise Laïka |
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