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Spot de prévention de "AIDES"
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forums Bdsm ou Abus © -> PREVENTION SIDA ET IST -> Information spécifique aux pratiques BDSM safe
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Isafc70
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Posté le : 22 Jan 2010, 10:06
Sujet du message: Spot de prévention de "AIDES"
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Amusant, très bien fait, voici le nouveau spot lancé par AIDES pour promouvoir l'utilisation du préservatif...

http://www.youtube.com/watch?v=5oY2U1vYNVI&feature=player_embedded

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Isa
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Posté le : 22 Jan 2010, 13:07
Sujet du message:
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excellent ! trop drôle ce spot ! beaucoup d'humour... espèrons que ça porte ses fruits un peu partout, car malheureusement, il se trouve qu'il y a une baisse notable de vigilance face à la protection des rapports.

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Posté le : 22 Jan 2010, 14:02
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Il est vraiment trés bien fait et il devrait beaucoup plaire aux jeunes.
  
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Posté le : 26 Jan 2010, 21:09
Sujet du message:
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J'adore ce spot !

Par contre sur youtube, il faut avoir + de 18 ans... Pourquoi ?
  
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Posté le : 08 Fév 2010, 20:24
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J'aime, un bijou de spot. Et en effet, sur You Tube, 18 ans, c'est de la frime bien sûr, puisque touzétoutes peuvent y avoir accès peu importe leur âge. Au moins, s'ils le classaient dans général, lea administrateurs de You Tube auraient le mérite de participer ouvertement à la prévention.

J'aimerais bien avoir la réaction des jeunes, je suppose qu'il est diffusé aussi dans les écoles. Bravo.

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Posté le : 14 Fév 2010, 23:25
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Le spot est amusant mais je ne l’aime pas.

Je ne l’aime pas car nous ne sommes plus dans les années 80, nous sommes en 2010 et ce spot vient d’une association censée en particulier défendre les intérêts des séropositifs, je ne l’aime pas car à ma connaissance cette association qui donne le ton en France pour ce qui est de la prévention anti-VIH ne met toujours pas en avant la prévention par les traitements alors que l’on sait désormais que la grande majorité des séropositifs sous traitement efficace ne sont plus contaminants.
Divulguer cette information serait pourtant susceptible de permettre un moindre rejet des séropositifs. Or en diminuant le rejet des séropositifs on diminuerait en même temps le nombre de personnes préférant rester dans l’ignorance de leur sérologie, ce qui induirait une diminution du nombre de personnes susceptibles de transmettre le virus.
Mais au lieu de faire des spots sur ce que peu de monde sait en France on continue à diffuser exclusivement les mêmes messages qu’il y a 20 ans ce qui peut faire supposer que rien n’a changé, ce qui est non seulement faux mais criminel.

Je me demande si on ne peut pas ici faire un parallèle avec le traitement du cannabis : à force d’exagérer les choses pour faire peur on finit par complètement décrédibiliser le discours officiel auprès d’une part importante de la population qui, constatant que ce discours officiel ne correspond pas à la réalité, finit par le rejeter en bloc.
« Tout ce qui est excessif est vain. » (aurait dit Talleyrand)

La réalité aujourd’hui est que le préservatif est effectivement un bon moyen de limiter le risque de contracter, voir de prévenir, bon nombre d’IST, dont le VIH, mais que par ailleurs pour ce qui est du VIH qui a été assimilé à une nouvelle peste dans les années 1980 les personnes sous traitement efficace répondant à certains critères généralement remplis (bonne observance, charge virale indétectable depuis au moins 6 mois, pas d’autre IST, …) ne sont plus contaminantes.

Quand donc AIDES fera-t-elle enfin un spot montrant des séropositifs qui du fait qu’ils prennent bien leurs traitements ne sont plus contaminants ?

AIDES d’association combative d’aide aux personnes touchées par le VIH est insensiblement devenue une structure politiquement correcte cherchant par tous les moyens à pouvoir continuer à vivre du VIH le plus longtemps possible et cela n’est pas très glorieux.
  
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Isafc70
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Posté le : 15 Fév 2010, 16:29
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Même réponse que précédemment, néanmoins complétée... Comment envisager des campagnes de prévention telles que celles que vous décrivez ? Celles-ci s'adressent à tout un chacun et ont un but : limiter la contamination. Ca n'est pas en montrant des personnes sous thérapie (efficace, je ne le conteste pas) que l'on y parviendra, car cela aurait pour effet d'abaisser le seuil de vigilance de beaucoup de gens, malheureusement.

Il y a deux combats qui ne sont pas moins importants l'un que l'autre : celui de la prévention, et celui de l'acceptation de la différence. Ces deux combats peuvent (doivent) être menés parallèlement.

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Posté le : 15 Fév 2010, 17:19
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En continuant d’insister sur le côté mortifère du VIH, en continuant de chercher à faire exagérément peur non seulement on favorise la stigmatisation des séropositifs mais de plus on continue de favoriser le choix de l’ignorance de la sérologie, ignorance qui est la principale cause des nouvelles contaminations.

En France l’immense majorité des nouvelles contaminations est le fait de personnes ignorant leur sérologie ou cherchant à la cacher de peur de la stigmatisation. Seule une information honnête sur cette absence de risque de contamination chez la plupart des personnes sous traitement permettrait de lutter efficacement contre la stigmatisation et par là même contre ces comportements qui sont causes de la quasi-totalité des nouvelles contaminations or à ma connaissance AIDES n’a toujours pas fait le moindre spot là-dessus.

Concernant le seuil de vigilance je doute qu’on puisse l’augmenter en augmentant les doses d’un message qui de vrai il y a 20 ans est devenu faux en 2010.La vigilance n’est pas gratuite, elle demande des efforts, or une des raisons que l’on consente à ces efforts est que l’on ait foi dans le message délivré, message qui a ici déjà perdu de sa crédibilité et ne cessera d’en perdre au fil du temps tant il est en décalage avec la nouvelle réalité.

Aujourd’hui les campagnes d’AIDES ne servent ni les intérêts des séropositifs ni ceux de la prévention, elles ne servent que les intérêts d’AIDES.
  
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Posté le : 16 Fév 2010, 06:32
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Bonjour. Je souhaite remercier et féliciter Malatraiter pour mettre en évidence un aspect méconnu de l'épidémie VIH-SIDA: la charge virale, non pas totalement éliminée, mais tout de même rendue quasi indétectable (elle l'est par la recherche de la trace des anticorps, mais pas nécessairment par toutes les méthodes d'identifiation de la présence virale, ce qui est une nuance d'importance), ce qui suppose conséquemment la non contagiosité de la personne séropositive. Bien que j'apprécie votre intervention, Malatraiter, elle me semble néanmoins trop affirmative et catégorique et ne tient pas compte de nombreux aspects primordiaux de cette problématique.

Comme Française, vous connaissez bien sûr mieux que moi AIDES de France; je connais surtout cet organisme par ses ramifications internationales et par le web. Par contre, je crois connaître assez bien le fonctionnement général de ce type d'association socio-sanitaire et, de surcroît, l'état de situation de l'épidémie. AIDES n'est pas qu'un organisme de défense des droits des personnes séropositives, elle est un outil de prévention sanitaire épidémiologique, contre le VIH mais aussi de façon bien officialisée contre les hépatites virales. De plus, comme pour toutes ces associations, son action est nécessairement et implicitement reliée à la lutte contre toutes les ITS; et l'implication internationale fait en sorte que son action et son message concernent aussi les autres nations que la France. D'ailleurs la présence sur You Tube du clip à l'origine de ce topic de discussion est la démonstration radicale de son impact international, donc chez une multitude de peuples, de milieux sociaux et d'individus différents.

Or certains faits, autres que cette non contagiosité dont vous parlez, doivent aussi êtres tenus en compte.

1) En dépit de toutes les recherches et actions sanitaires, l'épidémie progresse internationalement, et ce n'est certainement pas Benêt le bonnet qui va aider à infléchir cette courbe de progression avec ses inepties capotantes.

2) On observe une baisse de l'efficacité des tri et quadri thérapies chez de plus en plus de sujets, ce qui pose un défi constant et urgent d'accentuer la recherche et la découverte de nouvelles molécules efficaces, découverte qui risque constamment d'être rattrapée par la modification de composantes et de processus biochimiques des virus et des organismes atteints. Par ailleurs, ces médicaments puissants ne sont pas dénués non plus d'effets agressants sur l'organisme humain.

3) On observe aussi une diminution marquée de la vigilance populaire envers les ITS, incluant évidemment le VIH, comme si justement les gens croyaient être désormais à l'abri, comme le croyaient il y a à peine deux ou trois générations les gens infectés par la syphilis, celle-ci étant devenue guérissable. Or, on observe également une recrudescence de la syphilis et une plus grande résistance au traitement de cette ITS.

4) Plus important encore que les faits précédents, il faut être conscient que cette présumée non contagiosité des séropositifs dont la charge virale est devenue extrêmement minime est une hypothèse qui est loin de faire l'unanimité dans le milieu médical. Et l'on ne peut opposer à ceci l'argument que tous les médecins et chercheurs qui ne partagent pas cet avis sont affiliés à des intérêts pharmaceutiques ou autres. Il y a parmi ces gens des personnes dont le désintéressement dans leur implication dans la lutte contre le VIH-SIDA et contre toutes les ITS ne peut être mis en doute. Dans ce type d'affirmation, il faut habituellement des années de recherche et de multiples validations pour arriver à un consensus significatif.

Par contre, et vous le mentionnez vous-même, dans certaines conditions, et seulement dans ces conditions doit-on ajouter, on peut considérer qu'une faible charge virale équivaut à un risque quasi nul (mais non totalement nul) de contamination. Comme vous le mentionnez, bonne observance du traitement, charge virale indétectable depuis au moins 6 mois et pas d’autre IST sont les trois conditions incontournables à la validation de cette prise de risque quasi inexistant. Certaines sources ajoutent à ces conditions le fait d'entretenir une relation stable avec un-e seul-e partenaire sexuel-le. Avouons que pour bon nombre de personnes, ces conditions ne sont pas toujours respectées à la lettre, surtout si des éléments perturbateurs familiaux, sociaux, financiers, etc. perturbent la personne séropositive, ce qui peut rendre celle-ci potentiellement moins vigilante et moins déterminée, comme c'est le cas de toute personne normalement constituée.

Je souhaite terminer par ceci: je vous concède très volontiers et en appuyant votre propos qu'il est d'une grande importance de faire connaître ces aspects de l'infection au VIH dont vous parlez, ne serait-ce que pour raviver l'espoir des personnes atteintes et de leurs proches, mais aussi pour que la population en général considère ce point de vue dans leur relations sexuelles ou autres avec les personnes séropositives.

De toutes façons, je crois pouvoir affirmer sans me tromper qu'en dépit des nuances importantes de nos points de vue, nous savons tous les deux que toute discrimination envers les personnes séropositives n'a jamais été justifiée, et encore moins maintenant. Moi qui travaillais dans les soins à l'époque du début de l'épidémie, j'ai soigné des enfants séropositifs ou sidéens, trop souvent rendus orphelins par cette maladie, que des collègues refusaient de soigner en dépit de l'information de plus en plus pertinente disponible et en dépit de tous les moyens prophylactiques à notre disposition. Je suis donc d'accord avec vous pour ne pas appuyer exclusivement sur l'aspect mortifère de cette infection; en ce sens, toute information pertinente et juste sur le sujet contribue à améliorer la situation sociale et familiale des personnes atteintes. Mais je suis aussi totalement en accord avec Isa lorsqu'elle déclare: "Il y a deux combats qui ne sont pas moins importants l'un que l'autre : celui de la prévention, et celui de l'acceptation de la différence. Ces deux combats peuvent (doivent) être menés parallèlement." Amitiés. Ecodu.

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Posté le : 17 Fév 2010, 00:22
Sujet du message:
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« Dire qu’il y a un risque alors qu’il n’y en a pas n’est jamais un problème pour la carrière d’un politicien ou d’un expert. Mais l’inverse oui. » (Bernard Hirschel)


« ecodu » a écrit:

....
1) En dépit de toutes les recherches et actions sanitaires, l'épidémie progresse internationalement, et ce n'est certainement pas Benêt le bonnet qui va aider à infléchir cette courbe de progression avec ses inepties capotantes.


Je me plaçais dans le cadre de la France.


« ecodu » a écrit:

2) On observe une baisse de l'efficacité des tri et quadri thérapies chez de plus en plus de sujets, ce qui pose un défi constant et urgent d'accentuer la recherche et la découverte de nouvelles molécules efficaces, découverte qui risque constamment d'être rattrapée par la modification de composantes et de processus biochimiques des virus et des organismes atteints…

Justement, cette baisse d’efficacité est le plus souvent liée à une mauvaise observance, or en rendant publiques les critères de non-transmissibilité on donnerait une motivation supplémentaire à avoir une bonne observance et par là même on lutterait contre les baisses d’efficacité. C’est un argument pour rendre l’information publique.


« ecodu » a écrit:

3) On observe aussi une diminution marquée de la vigilance populaire envers les ITS, incluant évidemment le VIH, comme si justement les gens croyaient être désormais à l'abri, comme le croyaient il y a à peine deux ou trois générations les gens infectés par la syphilis, celle-ci étant devenue guérissable. Or, on observe également une recrudescence de la syphilis et une plus grande résistance au traitement de cette ITS.


L’ « également » que j’ai mis en gras est à remplacer par un « surtout ».
Le retour d’autres IST (Infections Sexuellement Transmissibles) suite à l’abandon des préservatifs parmi une part importante de la population n’a pas du tout été accompagné par un renforcement de l’épidémie VIH mais au contraire par un déclin de cette dernière… L’observation de ce phénomène a d’ailleurs été un des premiers éléments qui ont fait réaliser qu’une charge virale faible diminuait considérablement le risque de transmission du VIH.

Pourquoi ne parler alors que du VIH ? Ceci est plus facile, l’habitude est prise et on n’en change pas, tant pis si derrière il y a des séropositifs qui aimeraient bien eux qu’on arrête enfin de prendre leur virus comme bouc émissaire.


« ecodu » a écrit:

4) Plus important encore que les faits précédents, il faut être conscient que cette présumée non contagiosité des séropositifs dont la charge virale est devenue extrêmement minime est une hypothèse qui est loin de faire l'unanimité dans le milieu médical. Et l'on ne peut opposer à ceci l'argument que tous les médecins et chercheurs qui ne partagent pas cet avis sont affiliés à des intérêts pharmaceutiques ou autres. Il y a parmi ces gens des personnes dont le désintéressement dans leur implication dans la lutte contre le VIH-SIDA et contre toutes les ITS ne peut être mis en doute. Dans ce type d'affirmation, il faut habituellement des années de recherche et de multiples validations pour arriver à un consensus significatif.


Quand les autorités médicales suisses ont officialisés ces critères de non-transmissibilité du VIH j’ai lu les réactions des « opposants » français et ce sont justement ces dernières qui m’ont convaincues de la validité de ces critères.
En fait d’opposition aux critères suisses on n’a pu voir en France qu’un désir manifeste à ce que tout reste comme avant mais aucun argument solide à avancer.
Je ne parlerai que pour la France pour dire que dans ce pays l’opposition aux critères suisses venaient essentiellement de certaines associations homosexuelles malheureusement agissantes (Act Up en première ligne) qui sans doute n’appréciaient pas trop que les suisses aient en particulier mis par précaution dans leurs critères celui d’avoir une sexualité hétérosexuelle stable (je n’ai pas été voir si cette condition d’hétérosexualité figure toujours dans les critères).



« ecodu » a écrit:

Par contre, et vous le mentionnez vous-même, dans certaines conditions, et seulement dans ces conditions doit-on ajouter, on peut considérer qu'une faible charge virale équivaut à un risque quasi nul (mais non totalement nul) de contamination. Comme vous le mentionnez, bonne observance du traitement, charge virale indétectable depuis au moins 6 mois et pas d’autre IST sont les trois conditions incontournables à la validation de cette prise de risque quasi inexistant. Certaines sources ajoutent à ces conditions le fait d'entretenir une relation stable avec un-e seul-e partenaire sexuel-le. Avouons que pour bon nombre de personnes, ces conditions ne sont pas toujours respectées à la lettre, surtout si des éléments perturbateurs familiaux, sociaux, financiers, etc. perturbent la personne séropositive, ce qui peut rendre celle-ci potentiellement moins vigilante et moins déterminée, comme c'est le cas de toute personne normalement constituée.


J’ai mis en gras le plus important.
Le risque nul à proprement parler n’a jamais existé et n’existera jamais pour quoi que ce soit, aussi l’exigence ici d’un risque nul n’est que la manifestation d’une volonté d’immobilisme. Par exemple en restant dans le domaine de la transmission du VIH le risque nul n’existe pas davantage pour ce qui est de l’usage de la capote. Pour sortir du VIH le risque nul n’existe pas même pour le risque d’explosion des centrales nucléaires. Exiger ici le risque nul alors que celui-ci n’existe pas et n’existera jamais nulle part est terriblement malhonnête.
Maintenant si on sort du cadre scientifique le risque « nul » existe effectivement dans le langage commun, mais alors il correspond à un risque « négligeable » et non pas réellement nul, or les critères suisses correspondent bien à un niveau de risque négligeable…


http://www.thewarning.info/spip.php?article285

Le côté potentiellement « international » du spot change effectivement beaucoup de choses et lui redonne de la légitimité, cependant je demeure choqué qu’AIDES sorte ce nième spot et n’ait toujours pas lancée une seule campagne circonscrite à la France pour faire connaître les critères suisses de non-transmissibilité.


P.S. : Désolé si dans mes propos transparaissait une certaine colère, elle n’était bien évidemment pas dirigée envers vous.
  
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Posté le : 17 Fév 2010, 05:31
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Bonjour Malatraiter. Je viens tout juste de prendre connaissance de votre dernier post et je vous en remercie sincèrement. Je l'ai lu avec beaucoup d'intérêt ainsi que l'hyperlien que vous y ajoutez, de même que les liens secondaires qui figurent sur celui-ci. Il fait nuit pour moi, je relirai donc tout ça demain à tête reposée et ce sera avec plaisir que je poursuivrai cette conversation avec vous et tout-e autre participant-e. Au plaisir. Ecodu.

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Posté le : 23 Fév 2010, 03:29
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Ah ces problèmes informatiques! Evil or Very Mad Je reviens enfin reprendre le fil de cette conversation que je crois toujours très pertinente. Bien que m'étant intéressé de près aux IST par le passé comme infirmier, j'avais négligé de me mettre à jour ces derniers temps. Grâce à ce topic créé par Isa sur le mode de la prévention humoristique et grâce aux commentaires de Malatraiter, j'ai saisi l'occasion de m'informer davantage sur les aspects mis en relief par celui-ci.

Cher Malatraiter, le ton colérique auquel vous faites allusion ne me blesse absolument pas, je ne l'ai pas pris personnel, comme on dit. Je suppose simplement que vous avez eu à faire face à des situations et des comportements désagréables en relation avec le sujet de vos propos. Je le comprends, croyez-moi.

Donc, j'ai fait ma petite recherche non exhaustive afin d'identifier notamment quelle est la situation au Québec en rapport avec ce que vous soulevez: traitement versus prévention et conditions de non contagiosité. Je crois pouvoir dire que COCQ-SIDA (Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida) est au Québec la référence centrale en matière de lutte et de prévention contre le VIH-SIDA. Je n'ai rien trouvé qui corresponde pour cet organisme à une campagne de promotion, tel que Malatraiter semble le préconiser, au sujet de la prévention par le traitement. Il m'apparaît que l'approche de COCQ-SIDA est plutôt informative que promotionnelle, et dans cette veine, l'association réfère à la position prédominante suisse. J'ai choisi de citer les liens suivants justement parce qu'ils font pont entre ces deux approches en prévention.

COCQ-SIDA

Référence suisse no. 1

Je suggère la lecture du dernier paragraphe de la page 167, Importance pour la prévention du SIDA. L'article met notamment l'accent sur la décision primordiale et éclairée de la personne séronégative du couple (homo ou hétéro), tenant donc compte du risque même quasi inexistant d'ête contaminée par le conjoint séropositif. Une décision éclairée implique que l'information doit être communiquée à tout partenaire sexuel, du moins c'est ainsi que j'interprète les passages du texte relatifs à la contagiosité. Il y est aussi question de façon générale de l'auto-protection que toute personne doit appliquer envers soi-même et qui ne peut être déléguée à autrui, donc à quiconque se déclare non contaminant.

Mon expérience personnelle est la preuve vivante du laxisme potentiel entre partenaires sexuels occasionnels. En dépit de mes connaissances en santé et que j'aie soigné plusieurs personnes atteintes d'IST, il m'est arrivé à quelques reprises d'avoir une relation sexuelle non protégée avec une inconnue. Je me savais non contaminé et donc non contaminant, et après ces relations je redoublais de prudence jusqu'à ce que je sois à nouveau certain de n'être pas contaminé-contaminant; mais rien ne pouvait m'assurer de la non contagiosité potentielle de ces partenaires occasionnelles. L'une d'elles était d'ailleurs une infirmière qui prenait donc le même risque que moi. Si des personnes informées et conscientisées peuvent prendre lucidement un tel risque, qu'en est-il de personnes non informées et souvent dans des dispositions psychologiques insouciantes des risques.

Référence suisse no. 2.

Il y est aussi question de la nécessité d'une transmission individualisée de l'information et de l'indispensable implication des deux partenaires. On ne peut généraliser une approche dans la pratique, même si les connaissances de référence à l'approche sont d'ordre général et fondées. Trop d'éléments individuels et impondérables sont potentiellement impliqués, c'est pourquoi tous les documents consultés font d'une façon ou d'une autre allusion au suivi médical individuel comme facteur de réussite de la prévention par le traitement.

On pourrait croire qu'avec de tels propos et de telles citations, la position que j'adopte soit la ligne dure et réfractaire à l'approche préconisée par Malatraiter. Ce n'est pas du tout le cas. Et maintenant que je suis plus au courant des dernières données sur le sujet grâce à Malatraiter, j'adhère à la volonté d'innovation des Suisses à propos du sens à donner aux nouvelles connaissances sur la charge virale et de leur impact sur la vie même des séropositifs. Je considère par contre que la promotion du traitement comme outil de prévention et de diminution de l'épidémie, par l'amélioration notoire de la qualité de vie des gens séropositifs et de leurs proches, ne doit en aucune façon occulter l'entière nécessité de poursuivre la prévention par l'utilisation du condom. En ce sens, j'invite Malatraiter à être moins catégorique lorsqu'il déclare en ses mots que ce type de campagne est devenu obsolète par rapport à la situation d'il y a 20 ans. Je suis convaincu que ce n'est absolument pas le cas, ni en France, ni au Québec, ni ailleurs dans le monde. J'en reviens aux paroles d'Isa: "Il y a deux combats qui ne sont pas moins importants l'un que l'autre : celui de la prévention, et celui de l'acceptation de la différence. Ces deux combats peuvent (doivent) être menés parallèlement." Être catégorique sur un tel sujet, et je le dis pour moi aussi, alors qu'il y a controverse en période même de diffusion de l'information, alors qu'il y a aussi confrontation d'intérêts multiples, financiers, juridiques, politiques, de crédibilité, de recherche, etc., peut très bien aboutir au contraire de l'effet escompté: un bracage de l'opposition à notre position sans aucune tentative d'approfondir et d'analyser les faits proposés par la partie adverse.

Parallèlement aux aspects épidémiologiques du sujet de notre discussion, je crois qu'il est un autre versant de réflexion qui s'en rapproche directement: la judiciarisation de l'action d'infecter une autre personne (par voie sexuelle ou autrement). Le liens suivants sont à mon avis extrêmement instructifs: Criminalisation, exposition et discrimination et (pour une raison que j'ignore, pour accéder à ce lien-ci, il faut faire un copier-coller de l'adresse entière pour la déposer dans la fenêtre de recherche de navigation en haut de page de votre navigateur)

http://www.cocqsida.com/Communique%20de%20presse_defendre%20droit%20d'infecter_final_9avril09.pdf.

Je vous en propose la lecture car, à la lumière des connaissances actuelles sur la charge virale et sur les statistiques de transmission, la criminilisation de la transmission volontaire du virus rencontre inexorablement et de façon tout à fait fondée l'opposition à la dérive possible (et souvent effective) de l'abus d'accusations et de jugements ne tenant pas compte de ces connaissances. À mes yeux, il n'en reste pas moins que la transmission volontaire et consciente du risque d'infection, que celle-ci soit effective ou non, est un acte criminel. Il y a une dizaine d'années, je donnais la chance au coureur et considérais d'emblée la possibilité que le donneur ait été perturbé au point de ne pas être totalement conscient de ses actes. Aujourd'hui, je ne vois plus la chose de cet oeil. L'amélioration notable de la qualité de vie et de l'état de santé psychologique découlant de l'efficacité du traitement et du soutien ainsi que la diffusion très large de l'information auprès des séropositifs justifient que l'on criminalise certains comportements, au même titre que l'on criminalise des méfaits relevant de l'alcoolisme en dépit que celui-ci soit considéré comme une maladie. Mais il est capital que les législateurs, les procureurs et les juges, ainsi que l'opinion publique, journalistique notamment, tiennent désormais compte des connaissances nouvelles sur la contagiosité du VIH et ne se fondent pas sur des a priori obsolètes relevant de principes moraux plutôt que de faits avérés.

Questions: Une personne séropositive à charge virale confirmant sa non contagiosité qui aurait une relation sexuelle non protégée sans aviser son-sa pertenaire sexuel-le de sa séropositivé devrait-elle être considérée comme ayant commis un abus de confiance, une négligence criminelle et une tentative de voies de fait ou tout autre crime s'y apparentant, même en l'absence de contamination réelle de sa présumée victime? Et qu'advient-il dans le cas où il y a contaminaton effective involontaire dans ces mêmes conditions? Question complémentaire: Une personne séropositive à charge virale contaminante qui contaminerait ou risquerait de contaminer un-e partenaire sexuel-le non informée de cette séropositivité pourrait-il-elle évoquer son ignorance de sa charge virale sans que la Justice puisse contraindre à la divulgation du contenu confidentiel de son dossier médical pour fins de vérification de la crédibilité de l'accusé-e (y a-t-il eu tests et communication des résultats au patient)? Ces questions juridiques posent donc avec encore plus d'acuité l'immense complexité du sujet et, de surcroît, la nécessité d'une décision dite éclairée en matière d'auto-protection en général dans nos relations sexuelles et en matière de confiance complice et amoureuse dans une relation stable et assumée par deux partenaires séro-différents.

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J'ajute ici quelques liens qui m'ont aidé dans ma réflexion, au cas où ils intéresseraient certain-es.

Lien 1, datant de 2006, pour des campagnes de prévention du VIH/sida mieux adaptées, dans lequel on trouve le commentaire suivant de Robert Rousseau, directeur général de Séro Zéro:

"Les messages préventifs du type «tu baises, ,tu meurs» ne parlent plus à la population gaie et bisexuelle parce qu’ils ne correspondent plus à leurs réalités. De plus, il est important d’élaborer des campagnes de marketing social qui n’aient pas comme effet pervers de créer un clivage entre les hommes séronégatifs et les séropositifs dont l’espérance de vie est désormais plus longue. Il en va de la crédibilité même de ces campagnes"

Lien 2, datant d'avril 2009. À noter que l'allusion qui y est faite à la présence du virus dans le sperme est en partie nuancée par le fait (Référence suisse no. 1, ci-haut) que les virus qui sont observés dans les sécrétions génitales peuvent être en quelque sorte altérés et non productifs. Comme quoi, encore une fois, les informations découlant de recherches cliniques ou statistiques comportent énormément de variables que l'on mettra des années à vérifier et à confirmer ou infirmer avant d'arriver à un consensus significatif définitif.

J'ajoute ce dernier lien traitant de l'usage universel des anti-rétroviraux dans une approche combinée de dépistage et prévention, pour ses informations concernant la charge virale, bien que je ne partage absolument pas cette approche, l'expérience ayant depuis longtemps démontré les effets pervers de l'épandage à tout vent des médicaments anti-microbiens en tout genre.

Pour conclure, sans toutefois m'y attarder longuement, même s'il le faudrait, je dirais que l'on doit ramener notre réflexion au thème de ce Forum. Pratiques BDSM incluant séropositivité entre conjoints lucides, consentants et informés. Contraintes non consenties (physiques et psychologiques) constituant un abus envers le-la partenaire, avec risque d'infection accru du fait de lésions et d'autres infections possibles, avec ou sans la connaissance de séropositivité de l'un-e des partenaires. Pratiques de groupe augmentant de façon exponentielle les risques d'infection, puisque chaque participant-e a son propre historique de risques se ramifiant parmi tous ses partenaires sexuels antérieurs. Ça pourrait être le sujet d'une suite à cette discussion. Amitiés du Québec. Ecodu.

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Thysminia
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Posté le : 08 Mar 2010, 15:20
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Personnellement, en tant que Maman d'ados, je suis vraiment pour ce genre de spot ainsi que pour toute action allant dans le sens de la prévention. En effet, même si grâce à la tri-thérapie il y a beaucoup moins de risques de mourir du sida (dans les pays riches), je ne souhaiterais jamais à l'un de mes enfants de devoir finir sa vie sous traitement médical...
Ce qui n'empêche pas que le combat contre la stigmatisation est également primordial Wink
  
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